Étoile de mon coeur

Étoile de mon coeur

C'est dans la nuit de mes pensées,
Que ta lumière a su trer
Au fin fond de mon coeur
P
our y effacer tous mes malheurs.

C
'est dans mon coeur,
Q
ue ton éclat a rayon
Pour y déposer la chaleur
De l'amour passion.

C
'est dans l'éclat de tes yeux
Qu'une voie lace de douceur
E
st venue recouvrir mon coeur
D'un sir amoureux.

En moi ton éclat brillera à jamais
Car tu as éclai mon coeur
D
e ta lumière chaude et passionnée
Et je ne pourrai l'oublier.


R
akmai

# Posté le lundi 06 août 2007 14:54

Modifié le lundi 06 août 2007 15:48

Dors à mes pieds !...

 Dors à mes pieds !...
Dors à mes pieds !... Rêve d'amour
Mo
n souffle, comme une caresse,
Gl
issera sur le pur contour
De
ce beau front qu'avec paresse
T
u reposes sur mes genoux.
Dors à mes pieds, tout fait silence,
H
ors la branche qui se balance,
S
ouple et frêle, au-dessus de nous ;
D
ors à mes pieds, tout fait silence.

Sous mes baisers clos tes yeux noirs,
Tes
yeux où brillent tant de flammes,
Qu'on les croirait les deux miroirs
O
ù se reftent nos deux âmes.
D
ors à mes pieds !... Rêve d'amour ;
Je
suis jalouse de tes rêves,
C
omme du temps que tu m'enlèves
A
vec le monde chaque jour...
J
e suis jalouse de tes rêves !...

Le
soleil glisse à l'horizon.
P
as un souffle, pas un nuage...
Un rayon d'or, sur le gazon,
Reste comme un heureux présage !
Nos riches tapis ne sont pas
Aussi doux que ce lit de mousse
, folâtre, ta main repousse
Le
brin d'herbe effleurant mon bras.
Dors sur l'herbe, les fleurs, la mousse...

D
ors à mes pieds !... Rêve d'amour :
Mon souffle, comme une caresse,
Glissera sur le pur contour
De ce beau front qu'avec paresse
Tu reposes sur mes genoux.
Do
rs à mes pieds, tout fait silence,
Hors la branche qui se balance,
Souple et fle, au-dessus de nous ;
D
ors à mes pieds, tout fait silence.

Mélanie WALDOR (1796-1871)

# Posté le lundi 06 août 2007 15:08

Sur la plage

Sur la plage
La plage étincelle, fume
Et retentit, vaste enclume
Que les vagues et le vent
Couvrent de bruit et d'écume.
Je vais, selon ma coutume,
Le long du galet mouvant,
Les yeux au large, rêvant
Quelque ve cevant
S
alé de fraîche amertume.
A
vec leurs doux cris joyeux
E
t leurs mines innues,
De beaux enfants, jambes nues,
Se mouillent à qui mieux mieux.
De loin, les suit et les gronde
Une vieille grand-maman.
Une jeune femme blonde
Lit toute seule un roman.
Les légères mousselines
Des nuages vagabonds
Se déchirent aux collines.
Les grandes vagues félines
Se cabrent, puis font des bonds.
Et je contemple l'abîme ;
Et je voudrais, âme et corps,
Me mêler aux longs accords
Qui roulent de cime en cime.

É
mile BLÉMONT (1839-1927)

# Posté le mardi 07 août 2007 18:27

Les soupirs d'une âme exilée

Les soupirs d'une âme exilée
Je vis, mais c'est hors de moi-même ;
Je vis, mais c'est sans vivre en moi ;
Je vis dans l'objet de ma foi
Que je ne vois pas et que j'aime ;
Triste nuit des longs embarras
Où mon âme est enveloppée,
Si tu n'es bientôt dissipée,
Je me meurs de ne mourir pas.

Le noeud de flamme et de lumière
Qui lie à Dieu seul mon amour
Fait par un amoureux détour
Qu'il est captif, et moi geôlière ;
À voir qu'en de faibles appas
Il trouve une prison si forte,
Un si grand zèle me transporte
Que je meurs de ne mourir pas.

Bon Dieu, que longue est cette vie !
Fâcheux exil qui me détiens,
Que ta prison et tes liens
Pèsent à mon âme asservie !
L'espoir d'être libre au trépas
Me cause tant d'impatience
Qu'attendant cette délivrance
Je me meurs de ne mourir pas. [...]

Martial de BRIVES (?-1653)

# Posté le mardi 07 août 2007 18:38

Modifié le mardi 07 août 2007 19:02

Charme-du-jour

Charme-du-jour
Ta lèvre est une boisson fraîche
Qui ble mon coeur !
L'anémone rose et la pêche
Se mêlent sur ta joue en fleur !

T
on regard, sous ta chevelure,
Eclair dans la nuit !
R
aya mon coeur d'une lure
D'où ma force vers toi s'enfuit !

F
leur de grenade et rose blanche,
Ô
" Charme du Jour ! "
Les balancements de ta hanche
Scandent mes poêmes d'amour !

Et si, dans la soif éternelle,
Parmi les maudits,
Un Djinn m'apportait sous son aile
De la neige du Paradis,

Je crierais : Va-t'en ! Car j'implore
A
llah le Clément !
"
La revoir ! La revoir encore,
Et souffrir éternellement ! "

Augusta HOLMÈS (1847-1903)

# Posté le mardi 07 août 2007 19:00